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Les semences paysannes

Semences paysannes : on sème pour la biodiversité !

En aidant les agriculteurs à cultiver et vendre des semences paysannes, Carrefour propose aux consommateurs une plus grande variété de fruits et de légumes. Des produits bio et locaux, avec plus de goût, qui s’inscrivent dans la continuité des engagements historiques de l’enseigne en faveur de la qualité sensorielle et de la biodiversité.

Semences paysannes

Vous croyez avoir le choix quand vous achetez des fruits et des légumes ? Eh bien non ! Ou pas complètement. Aujourd’hui, un agriculteur ne peut librement vendre les graines récoltées dans ses champs. Ses grands-parents le pouvaient, comme nos ancêtres, du Néolithique jusqu’au siècle dernier, mais plusieurs facteurs ont changé la donne après la Première Guerre mondiale, comme la volonté des pouvoirs publics d’assurer la sécurité alimentaire des populations, de garantir la qualité des semences achetées et d’accroître les rendements.

C’est ainsi qu’est né, en 1932, le Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France. En 1981, la loi interdit toute commercialisation de semences et de plants qui ne sont pas inscrits dans le catalogue Européen. Un coup dur pour de nombreux agriculteurs. L’accès au catalogue est en effet contraignant et coûteux, donc peu favorable aux petits producteurs. La biodiversité est aussi mise à mal. Un enjeu majeur.

90% des variétés de semences cultivées ont disparu en moins d'un siècle

Prenons l’exemple de la tomate. Sept mille cinq cents variétés existent de par le monde, mais seules 328 y sont répertoriées. Les semences du catalogue sont par ailleurs sélectionnées sur des critères avant tout commerciaux, comme la résistance aux conditions de transport : elles donnent des variétés standardisées de tomates certes bien calibrées, mais qui manquent de caractère et, in fine, de goût. Enfin, elles sont commercialisées par des géants mondiaux et des experts en agrochimie favorables aux engrais, aux pesticides et aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

Irréductibles Gaulois… bretons

Depuis des années, une poignée d’irréductibles Gaulois tentent d’échapper à cette agriculture conventionnelle intensive. Parmi eux, René Léa et Luc Calvez. Ces deux Bretons, qui ont misé sur le bio, entendent cultiver naturellement et vendre en toute liberté leurs semences, ce bien commun issu du patrimoine vivant, propriété de tous et non de quelques-uns.

D’autant que les semences paysannes possèdent de nombreuses vertus.

"Elles regorgent de nutriments, s’adaptent naturellement aux maladies et aux aléas climatiques et ne nuisent pas aux insectes pollinisateurs indispensables à la reproduction des fruits et des légumes", explique Luc Calvez dont la famille cultive depuis trois générations l’oignon de Roscoff, une variété… créée par son grand-père.

 

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Des qualités et des atouts qui n’ont pas échappé à Carrefour. Le distributeur œuvre depuis des années en faveur de la biodiversité et de la qualité alimentaire. En 1999, Carrefour a banni les OGM des produits alimentaires à sa marque. L’enseigne a également créé un « fonds biodiversité » doté d’un million d’euros dans le cadre de sa politique de mécénat. « Nous favorisons la mise en place de ruches, de haies ou de nichoirs dans les champs, détaille Matthieu Lovery, directeur du Marché fruits et légumes, fleurs et plantes de Carrefour. C’est utile pour la pollinisation et cela permet d’éviter les traitements chimiques. »

En 2000, un autre combat a lié l’enseigne aux agriculteurs bretons réunis au sein de la coopérative BioBreizh. Leur volonté de ne plus cultiver de choux-fleurs dits CMS (stérilité mâle cytoplasmique), c’est-à-dire issus de manipulations biotechnologiques. "Carrefour a accepté de ne plus en vendre et de privilégier les variétés sélectionnées et multipliées par nos soins dans nos champs", raconte René Léa.

En 2017, l’enseigne décide d’aller plus loin avec une vaste campagne de communication baptisée « Le Marché interdit ». 

Opération « Marché interdit »

Au-delà d’une campagne de communication et d’une pétition en ligne visant à porter le combat pour la « libération des semences » sur la place publique, l’opération « Marché interdit » correspond surtout à la mise en place de filières pérennes de variétés paysannes. « Nous avons signé des accords contractuels sur cinq ans en nous engageant sur les prix et les volumes », précise Matthieu Lovery.

Trois partenaires sont concernés à date : le groupement BioBreizh et sa soixantaine de producteurs de fruits et légumes bio, l’association Kaol Kozh, qui vise à développer la biodiversité en Bretagne, et l’entreprise Bio Poder, expert en livraison, du champ au magasin. C’est ainsi qu’en 2017, quelque 53 tonnes de fruits et légumes « paysans » ont été écoulées. Des artichauts Camus du Léon, des potimarrons Angélique ou encore des courges Butternut Kouign Amann, des noms donnés par les agriculteurs à l’origine de ces variétés.

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« Pour 2018-2019, nous tablons sur 200 tonnes et nous passons de 8 à 16 agriculteurs partenaires. C’est une forte accélération », souligne Matthieu Lovery. Objectif : proposer toujours plus de choix au consommateur. « Cet été, nous aurons des tomates, ajoute-t-il. Celles de Luc Calvez sont excellentes et nous savons qu’il y a une forte attente gustative des consommateurs sur ce fruit ».

La Fondation Carrefour, de son côté, a décidé d’accompagner les producteurs dans la mise en place d’une Maison des graines des paysans : un lieu indispensable pour entreposer les semences et pour sensibiliser le grand public à ce travail ancestral et complexe de sélection des graines. « L’idée, c’est aussi de pouvoir certifier que les fruits et les légumes vendus sont bien issus de semences paysannes. Il ne suffit pas de le déclarer », commente René Léa.

Avec son collègue Luc Calvez, le voilà ravi. « Carrefour, a accepté de nous payer plus cher pour ce type de fruits et légumes. Ils nécessitent plus de travail et de main-d’œuvre », affirme-t-il. Pour le consommateur, en revanche, les prix restent identiques à ceux du bio.

Autre satisfaction et non des moindres : le 19 avril 2018, une nouvelle loi a été adoptée par le Parlement européen stipulant que les agriculteurs pourront, à partir de juillet 2021, vendre librement leurs graines issues de l’agriculture biologique. René Léa en est convaincu : "Carrefour a fait bouger les lignes. Qu’un acteur aussi important prenne position a forcément pesé sur le législateur. " 

Parole d’expert. 

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